My Motorway letter... Lettres dictées en roulant sur l'autoroute A 9...
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Morceaux choisis de l'histoire vraie de la famille S. à Carcassonne de 1890 à 2090.

Au Château de Saint Geniès
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- JOURNAL D’UNE CURÉE DE CAMPAGNE -
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"On ne choisit jamais la zone d'atterrissage où vous largue la cigogne !"...

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PRÉFACE
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Ce journal est comme une ancienne photo de famille, non figée dans le temps, à cheval sur nos deux millénaires, et ayant pour arrière plan la grande Histoire intemporelle du sud de la France, avec pour, musique d'ambiance, l'envoutant et lent roulement des rouleaux de la Méditerranée, berceau douillet et eclairé de nos civilisations...

“Journal d’une curée de campagne” est d’abord un clin d’oeil à Bernanos , pour son “Journal d’un curé de campagne”, et à l’œuvre de Zola : “La curée”. En 2008, les us et les coutumes, ou simplifions, les magouilles de la gent dirigeante, n’ont en rien changé à ce jour, dans la “civilisation” française qui a installé la corruption et l'irresponsabilité en système de gestion d'état. Zola aurait encore de quoi nous écrire quelques pages savoureuses !

Contrairement à ce qu’on pourrait croire la curée n’est pas la version féminine d’un prêtre, mais d'après le dictionnaire," la curée", dans la chasse à courre, est l’action de jeter aux chiens les viscères d’une malheureuse bête sauvage, après l'avoir longtemps fatiguée, traquée, puis assassinée. La curée est un acte de barbarie indigne d’une société qui se prétend civilisée. Et pourtant la curée est un acte fréquent qui se passe aujourd’hui encore, avec la complicité bienveillante de nos dirigeants. Ceci sous nos yeux, aveuglés par les niaiseries d’un quotidien imposé et programmé, aux senteurs lénifiantes et abrutissantes de Starac ou d'Ile de la tentation, déversées par nos écrans magiques télévisuels, chargés d'hypnotiser le bon peuple, afin d'endormir son esprit critique.

Dans le titre, le mot "campagne" est synonyme de ferme, d'exploitation. Les paysans ont pour habitude de s'approprier des morceaux de l'espace commun à tous, alors qu'ils n'en sont que les gestionnaires momentanés. Ils devraient en être logiquement responsables et redevables envers la communauté. Responsables de l'empoisonnement de l'air, de la terre, de l'eau (nappes phréatiques), responsables des plus-values ou moins values apportées sur l'espace naturel qu'ils ont cultivé, qui, par la cupidité imbécile de certains sera pollué et détruit pendant des générations. Par contre, celui qui aura planté des arbres et valorisé ses terres et son environnement pour les générations futures n'en tirera actuellement aucun bénéfice en notre bonne terre de France. Campagne, dans le mot paysan du terme, démontre bien la cupidité paysanne française, car le paysan dit "sa campagne" et non pas la campagne en insistant bien sur le fait que "sa propriété" est sa propriété. Il a fait sien les termes généraux afin de bien marquer de qu'il considère comme ses biens. Nous en verrons clairement les dérives typiques au cours de ce récit.

Ce livre, n’est pas simplement un roman, c’est le journal fidèle d’une longue traque maffieuse de la part de groupes affairistes pour tenter de voler les terres de mon père. La France de 2007, tout comme en 1907, se divise en deux groupes : celui des possédants, de plus en plus riches, et les "possédés", le peuple de plus en plus pauvre et de plus en plus mis en esclavage par la minorité qui détient le pouvoir. Cela entraîne un état de non-droits et d’inégalités qui sont le terreau fertile aux révolutions... Mais spéculer sur l’avenir ou faire des appels à la révolution n’est pas mon but ; je constate simplement une série d’états de faits et de dysfonctionnements graves de nos institutions, pouvant entraîner un risque d'explosion de notre société. C’est la tete froide que je relate froidement, sur ces pages de papier glacé et froids listings numériques du net, l’horreur d’un quotidien où je fus la bête gênante à abattre, pour la maffia pinardière, bien installé en Languedoc. Cette maffia, tout comme la vrai maffia l'est dans le sud de l'Italie, règne en maître sur les destinées et les énormes subventions agricoles. Ces roitelets de la magouille, princes des détournements, grands maîtres de l'esclavagisme, nouveaux nobliaux de l'ignoble, ont installé dans le Languedoc une façade de droit postiche sur une maison close de bas étage, détruisant toute possibilité de survie économique autonome à cette région.

“Il faut survivre pour témoigner”, disaient les malheureuses victimes des camps de concentration nazis. Aujourd’hui, j’ai survécu et je témoigne que rien n’a changé, bien que la torture dont je suis victime, soit bien moindre que celle infligée aux millions de victimes nazis, Juifs, Tziganes, handicapés mentaux et tant d’autres, dont trop peu ont survécu pour nous faire connaître ces atrocités qu’on ne peut plus nier.

Mais peut-on parler d’échelle dans la torture ? Y-a-t-il des bonnes tortures et de mauvaises tortures ? Y a-t-il des tortures légales et d’autres interdites ? Peut-on applaudir à la torture sadique, mais helas legale, infligée à un taureau dans l'arène et refuser d’entendre l'appel d'un enfant violé ? Doit t'on sévir contre un citoyen qui aura dit “merde” à un politique, sans s'appeler Cambronne, et amnistier un politicien coupable de trafic d'influence ? Doit t'on accepter qu'un chef de l'état soit corrompu et les juges complices d'aveuglement pendant que les gens meurent de malnutrition à nos portes ? Doit t'on laisser sans suite pour les juges de graves erreurs judiciaires comme à Outreau et harceler administrativement des innocents qui osent denoncer les combines politiques ?

Les américains font souvent référence aux “Pères Fondateurs” de leur constitution, mais notre république oublie trop souvent de se référer aux principes originaux, ferments et idées ayant constitué le terreau d’où a poussé notre république : LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE. Au fil des temps ces mots se sont effacé du fronton des édifices publics, mais surtout des pensées de nos élus... Ceci est juste le constat d’un citoyen lambda, et non un appel à la révolution pour la révolution Bien que la révolution ne soit pas un cataclysme, mais la juste évolution logique des choses : la révolution amène le soleil après la nuit, le printemps après l’hiver, la vie après la mort dans la foret incendiée, quand au printemps y refleurissent les cendres. Sans révolutions pas d'évolutions, alors Vive la Révolution !

LES FAITS :

Château de saint Geniès : L'ENJEU !
Puis la guerre....
"Je vais frapper de "Taille et d'Estoc" comme mes ancêtres, les Chevaliers Croisés !"

Ma famille est née de l'union de mon père, descendant d'une ancienne famille de montagnards et notables Pyrénéens, avec la fille d'un colonel de la grande guerre, descendant d'une lignée de la vieille noblesse du sud de la France. L'union pouvait paraître étonnante, mais les combinaisons génétiques réservèrent parfois quelques surprises.

Dans la famille de mon père on n'oubliait jamais qu'en bon Pyrénéen on était né la tète dans les nuages, mais un pied en France et l'autre en Espagne. On oublia par contre, en devenant notable, qu'une partie de nos biens furent gagnés en faisant du commerce entre les deux pays, d'une manière pas toujours légale. Ils anticipaient ainsi l'Europe des peuples, et non celles des tracasseries administratives. L'un de mes ancêtres, se paya une belle maison en faisant du trafic de mules avec l'Espagne. En 1955, je me souviens, qu' on n'allait jamais en Espagne sans revenir avec tout pleins de bouteilles d'Anisette ou cigarettes, camouflées dans nos sacs à dos ou nos vêtements Cette tradition familiale devait amener logiquement mon grand père, à devenir docteur en droit pour être magistrat. Un dicton de nos contrées dit que les meilleurs gabelous, nom argotique des douaniers, sont les anciens contrebandiers ! Mais la famille décida qu'il était malséant de servir la République, et donc mon grand père, delaissant la magistrature, devint avocat, avant de devenir viticulteur, croyant faire fortune dans le vin, dont c'était l'explosion économique. Le vin était le nouvel Eldorado à la mode pour notre Sud, avant d'en devenir le cimetiere. Avec l'aide financière d'un oncle, commerçant en chaussures à Perpignan, qui pour cela vendit son magasin, il acheta le château et ses terres, objets de cette histoire et le restaura pour un million de francs de l'époque, en 1900. Cela je pense, etait censé fêter l'entrée dans le nouveau siècle et la future richesse promise.

Ce Château vivait maintenant de l'exploitation de la vigne, nouveau rêve de l'agriculture du Languedoc, coloriant de rouge "lie de vin" son blason. Depuis environ les années 1800, les énormes besoins en vin de l'industrie naissante, ainsi que pour les mines fournissant l'énergie et la matière première de cette industrialisation, avaient créé une demande en forte croissance. Le vin étant le "syndicat" des ouvriers, qui oubliaient ainsi de se rebeller contre les conditions d'esclavages dans lesquelles les maintenaient les patrons des manufactures, mines et autres nouvelles activités manuelles. Complément de la "houille noire, le vin était devenue la "houille rouge" faisant fonctionner sans grincer, les millions de bras dont avaient besoin l'industrialisation déferlant sur notre civilisation Occidentale. Le Languedoc planta en vigne à tour de bras, les champs, les prairies ou paissaient les moutons, les plantations d'oliviers, jardins et forets, les champs de cultures vivrières, afin de capter ce nouvel or qui coulait de ces ceps miraculeux. Les moulins à huile ou à blé s'arrêtèrent de tourner, dans le Languedoc. Moulins à vent et surtout à eau dans les Corbières, actuellement très sèches, ce qui prouve que cette plantation massive de vignes, bien avant l'effet de serre actuel, avait eu un impact négatif sur le climat local. Le domaine du château de saint geniès, vit planter en vigne la plupart des parcelles auparavant destinées aux cultures vivrières. On garda juste un hectare pour les jardins maraîchers, nourrissant les dizaines d'ouvriers et les patrons. Mon grand père acheta une autre campagne dans la montagne proche, afin de produire les céréales et le foin pour alimenter chevaux et boeufs qui travaillaient les vignes. Après la guerre de 14, il racheta même à l'Armée Française, des surplus de piquets en acier pour fils de fer barbelés des tranchées, afin de mettre ses vignes sur espaliers, ce qui augmentait les rendements. Mais la crise de 1907 arriva et la viticulture du sud eut du mal à s'en relever, elle qui, peu de temps avant, avait grandement souffert du phylloxera. Mon grand père alla vendre son vin en Ariège, en train, inventant la vente directe en gare "au cul du wagon". Au décès de mon grand père, mon père reprit l'exploitation, malgré les problèmes que lui firent un de ses frères et sa soeur. Vendant des immeubles qu'elle avait sur Marseille et Nice, ma mère racheta les 3/4 du domaine aux 3 autres héritiers, mais ne put empêcher la disparition des meubles, emportés par les autres héritiers et leurs conjoints. Mon père exploita le domaine, qui avant 1940 était encore florissant. Une autre propriété fut achetée, Rivoire, une deuxième aussi, dans l'herault prés d'Agde, Sainte Paule, qui avait parfois les pieds sous l'eau lors des inondations. La mecanisation des travaux de la vigne commença, grace au plan Marchal Americains qui nous fournit les premier tracteur agicole sur roue, à essence, le Centaur, qui petit à petit, mit fin au regne des chevaux dans les vignes, au grand desespoir d'un Russe blanc, Nicolas, ancien officier de l'armée imperiale tsariste, refugié chez nous apres la revolution bolchevique Russe de 1917. C'etait notre charretier en chef, c'est à dire le chef des des conducteurs de chevaux de trait. Pour les vacances d'été, mes parents achetèrent un autre château, Le Puy, à Marignac, proche de Luchon, dans les Pyrénées centrales, berceau de la famille paternelle, qu'ils renovèrent et meublèrent à grand frais en 1935. Mais petit à petit la rentabilité du vin s'affaiblit car ce produit était sur son déclin économique du fait de son inadéquation avec les besoins et l'évolution de la société, tandis que les charges de fonctionnement inhérente à cette culture augmentaient.

Mon père eut alors un autre problème, car il avait 8 enfants, non une famille de 8 enfants, mais une suite de 8 enfants uniques réagissant chacun égoïstement. Les premiers s'étaient habitués à la grande vie et à dépenser sans compter l'argent de la famille. Mon père et ma mère les laissaient faire car leurs trains de vie était gage de réussite sociale. Il fallait paraître, tant par rapport à la noble famille de ma mère, que par rapport à la famille fortement embourgeoisée de mon père. Cela empira avec le temps, car plus la crise viticole s'accentuait, plus les aînés avaient de nouveaux besoins à assouvir. Deux des filles, Lili et Titine, se firent offrir des voitures pratiquement neuves, une autre, Marie-Madeleine, reçue en cadeau une grande caravane neuve pour les vacances. Un fils, Gustave, se fit acheter un chalet en montagne, un autre des hangars d'exploitation et la rénovation de son habitation. Et même l'une des filles, Titine, se fit offrir une petite indienne d'importation, pour garnir son froid Tepee de tendresse. Mais son achat n'arriva jamais, perdu du coté de Calcutta, la privant ainsi de son investissement d'une esclave garde-malade pour sa retraite. Marie-Madeleine, et son conjoint, fonctionnaires dans l'administration hospitalière, se faisaient livrer chaque mois, des caisses de vin, non du domaine, jugé boisson bien trop commune pour leurs gosiers princiers, mais du bon "Corbières." et du fameux "Fitou" "Château de Nouvelles", toujours payées par mon père. Ces deux etres festoyant continuellement, ne cessaient de larmoyer pour quemander toujours quelques choses aupres de mes parents. Pour ne pas refuser, mon père, malade, vendit les propriétés satellites, ce qui abaissa ses rentrées financières. Puis il endetta l'exploitation et ne modernisa pas l'outil de travail, au grand plaisir du système agricole local qui, jaloux, rêvait de s'asseoir dans son fauteuil et de vivre en Châtelain arriviste. Ce qui fait que lorsque je repris l'exploitation, je repris une coquille vide qui, non seulement n'avait aucune rentabilité, comme devait le démontrer l'étude (Accès ADSL : 1 et 2 - Accès lent : 1bis et 2bis) faite par la banque du Crédit Agricole, mais de plus, était inexorablement condamnée à être de plus en plus déficitaire. Cette banque obligée des agriculteurs, me cacha soigneusement cette étude qu'ils avaient faite, lorsque je m'installai sur l'exploitation et que je leur demandai des emprunts. Cette pratique, bien que localement courante, est fort loin de la déontologie de la profession. Mais je n'avais pas le choix, c'était ça et se battre ou laisser les Crédit agricole et la Safer voler nos terres, puis mettre mes parents dehors, ce que je n'acceptais nullement. Hélas, je ne m'attendais pas à ce que mes frères et soeurs s'unissent aux hyènes politico maffieuses du pinard, afin de tenter de dépecer ces terres que j'avais sauvées ! Mais j'oubliais que Lili et son conjoint J.R., étaient très bien placés parmi ces hyènes affairistes du monde agricole, et qu'ils avaient eu en main cette fameuse étude catastrophique de l'état économique de l'exploitation, faite par leur copain le Crédit Agricole, avant que je n'en reprenne la gestion.

Ma mère était la digne descendante de son colonel de père, issue d'une famille de vieille noblesse d'épée, dont la généalogie remonte avant Charlemagne, et dont les armes familiales ornent la salle des croisades du château de Versailles. Cet honneur ayant été gagné auprès de la royauté, en remerciement des services rendus au cours de diverses croisades, par les chevaliers et religieux fournis par la famille. Ainsi, en l'an 1077, après Cannossa, ou un de nos ancêtres représenta avec brio le pape Gregoire VII, face à l'empereur du saint Empire Germanique Henri IV, la papauté aurait pu faire de même pour remercier la famille, mais la Bulle papale le décrétant dut se coincer, car on l'attend encore ! Il n'est pas impossible, et même fort probable, au vu de certains indices, que mes ancêtres aient été présent avec les chevaliers Aquitains, à la grande bataille oubliée de "La Berre", en l'an 737, qui eut lieu au sud de Narbonne (Sigean), qui mit fin à l'islamisation de la France et de l'Europe. La fameuse cavalerie arabe et sa flotte (environ 300 000 hommes) y furent entièrement détruit par l'armée levée par Charles Martel, pour defendre la France et sa culture. Maintenant, sur ces lieus chargées d'Histoire, paissent paisibles des pachydermes patauds et lourdaud, sous le regard émerveillé et bovins des touristes bariolés, car la "Réserve Africaine de Sigean" s'y est installée. L'Histoire ne parle que peu de cette bataille, pourtant très importante pour nos civilisations chretiennes occidentales. Pourquoi cet ostracisme envers ce haut fait historique ? Nos politiques inventent t'ils les livres d'Histoire "historiquement correct" ? Nos besoins en petrole travestissent t'ils l'Histoire ?

Ma mère, perdit la sienne à 5 ans, emportée par une tuberculose qu'on ne savait pas encore soigner, Alexander Fleming ne faisant la découverte qui aurait pu la sauver, que 11 ans plus tard. Elle fut élevée par la deuxième femme de mon grand père, une demoiselle De Foucauld, très proche cousine du Père De Foucauld, le saint Ermite du desert. Ma mère n'alla pas à l'école, mais des précepteurs se chargèrent de son éducation scolaire à domicile, mon grand père, colonel Saint Cyrien, héros de la guerre de 1914 - 1918, se réservant l'enseignement des mathématiques Ne pouvant aller comme son père dans l'armée du fait de son sexe, car les femmes ne pouvaient pas encore servir dans l'Armée en temps que soldat, ma mère croisa la route de Baden Powell, et se plongea à cœur perdu, dans le scoutisme. Mais dans l'air ne flottaient pas que les fanions du scoutisme, la fleur de l'amour enivra tout à coup l'adolescente, à la vue de mon père en visite chez elle, tout fringuant dans son uniforme d'aérostier, et venant la voir en voiture Rosengart sport. Mon père faisait son service militaire dans les saucisses, non de Strasbourg, mais en ballons captifs militaires d'observation, et la découverte de ma mère lui fit découvrir d'autres cieux radieux.


La famille en 1952.
La famille au garde à vous sans marques affectives...

Cette union généra une fratrie de huit enfants (quatre filles et quatre garçons), non que mon père eut le hoquet, mais simplement que, dans la lignée chrétienne et noble de ma mère, il était de bon ton d’avoir beaucoup d’enfants pour le plaisir de Dieu et le service de la patrie. L’aîné s’occupant des terres du patrimoine, le second étant donné à la religion et les autres au petit bonheur la chance, en essayant de caser les filles à des partis fortunés amenant du “bien”. Le tout en se donnant bonne conscience le dimanche matin à la messe, l'apres midi aux vepres et aux kermesses paroissiales.

Dans notre cas.... tout a foiré ! L’aîné ne voulant plus s’occuper des terres pour le reste de la famille car il ne supportait pas les diktats de la dite famille, et les errements de sa cheftaine de mère, plus snob que paysanne, voulant tout diriger à l'encontre des décisions de son mari, plus paysan que snob. Puis il aimait trop son indépendance pour rester asservi par des règles dessuètes et débiles de la bourgeoisie terrienne, qui singeait celles de l'ancienne noblesse qu'elle avait remplacé au lendemain de la Revolution.

Le deuxième, après un religieux passage au séminaire, jeta au loin l’image d’une soutane trop lourde à porter pour quelqu’un, dont les seuls et uniques centres d'intérêts n’étaient que le culte de sa personnalité et l'argent. Homme à tout faire en France dans un institut d'aveugle, il devint enseignant apporteur de lumières pour les "indigènes", par le biais de la coopération au Maroc. Ceci lui créa un statut, faute d'ériger en statue son onctueuse seigneurie. Surtout cela sécurisa sa mère qui avait longuement travaillé et fait jouer ses connaissances afin de trouver une issue de secours pour ce fils pleurnichard, perdu à jamais pour la religion.

Le troisième s'enfuit au vue de la tache trop salissante et contraignante pour cet être vil et fade, plus habitué à la frime et aux combines qu'au travail de la terre. Il devint représentant en serrures, ce qui devait lui donner les clés du pouvoir pensait t'il, puis vendeur de photocopieur, ce qui lui permit de dupliquer son ménage, grâce à la disponibilité frétillante de la secrétaire de la boite. Ensuite il devint pinardier en Touraine, y parodiant Jésus au "Noces de Cana", changeant frauduleusement la bibine heraultaise en noble nectar Tourangeaux, grâce à la complicité de son beau frère, le pinardier biterrois J.R. !

Le quatrième fut moi, l'objet du délit d'amour... Délit, car aimer la terre, son travail, ses géniteurs, n'est pas économiquement correct, ni financièrement rentable, dans une France ou cela est durement réprimé ! Il vaut mieux détourner des fonds publics que d'attendre vainement que la pluie fasse germer vos récolte, c'est moins risqué, car notre pays des droits de l'homme est devenu au fil du temps, le pays du droit des combines affairistes légalisées et celui ou la corruption est installé en systeme de gestion par les enarques !

Quant aux filles, seule la deuxième, Lili, atteignit la cible rêvée par sa mère : après une longue quête de bons partis, de bals de médecins en soirées huppées, elle trouva “un vieux con moche mais plein de fric”, selon ses dires le soir de sa rencontre avec son futur porte-feuille. Il était issu d'une famille de gros colons d'Algérie, ayant à leur retours dans la métropole en 1948, réinvesti dans le vignoble bitterois un part de leur grosse fortune, amassée là bas, en faisant suer le burnous des autochtones. Sa famille avait fuit l'Algerie peu de temps aprés le génocide de Setif, région ou ces gens là possédait des milliers d'hectares de vignes volées au peuple Algerien et ou cette famille trouble aurait put être salement impliquée. La famille n'était pas noble, ni de très claire lignée, mais excessivement riche, ce qui était supportable pour ma mère.

L’aînée des filles, après avoir beaucoup cherché et testé, a trouvé un scribouillard de la fonction publique, aussi égoïste qu’elle, attiré par l'argent que promettaient les châteaux qu'elle habitait. Elle le rencontra car il était "Econome", c'est à dire chargé de la comptabilité, dans un sanatorium ou elle passa quelque temps. Elle en profita pour sauter sur le "pauvre" homme, trop heureux de sa bonne fortune et que la succession de la dame à venir, faisait saliver et baver. Il divorça peu de temps après, devant la dureté de la charge, mais l'appât du gain fut le plus fort, il se remaria avec la même, en mariage factice, mais garantie par une opportune vraie donation universelle entre époux. Ce couple insipide, était tellement radin qu’ils ont même oublié de faire des enfants pour ne pas devoir partager...

La troisième suivit sa voie, hésitante et paumée, comme la boule de pétanque suit son cochonnet qu'elle rencontra à la fin d'une course sinueuse, hésitante et chaotique. L'heureux élu, sonné par le Strike de l'énorme boule de bowling qui le percuta, pesa le pour et le contre, puis le poids du pour, additionné à celui important de ma soeur, l'emporta dans le tourbillon d'un amour ou miroitait de juteuses promesses de richesses terriennes à venir, interessant ce technicien agricole sans terres...

La dernière écrivit le mot "FIN" sur la liste des enfants de ma mère, et puis plus tard, sur le livre de vie maternel, qu'elle referma d'une main ferme et décidée, se sentant investie d'un devoir divin pour decider de la vie et de la mort et sans qu'aucun scrupule ne la freine. Pour oraisons funèbres lors des funérailles de sa génitrice, elle n'oublia pas de vider les comptes en banque de la morte et de réaliser à son profit, en guise de bonne action, celles que la pauvre femme crédule, avait en portefeuille...

A suivre.....


- I - La FAMILLE : Les 8 Enfants uniques de mon Père :

- II - La VITICULTURE du Sud de France :

- III - L'AGRICULTURE et la CORRUPTION :

- IV - L'HISTOIRE du délit d'Amour :


Sites miroirs : http://www.sabadie.eu - http://www.sabadie.org - http://chateau-de-saint-genies.netfirms.com/ - http://carcassonne.netfirms.com/ - http://sabadie.netfirms.com/

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Ce site et son webmaster

sont TOTALEMENT

POLITIQUEMENT INCORRECTS !

Parce que la liberté ne se mendie pas,
Parce que la liberté n'est pas une faveur,
Parce que la liberté est notre droit !

Voir :

http://carcassonne.netfirms.com : les potins et magouilles de Carcassonne sans censure en preparation....

http://lavalette.netfirms.com : les potins et magouilles de Lavalette sans censure en preparation : Qui est sous l'emprise des sectes ? ....

Le scandale du vin contaminé dans l'Aude !
Magouille du lobby pinardier ? Les consomateurs floués !

Comment des "guerisseurs", soignant par telephone, abusant de la crédulité d'une malade mentale, peuvent laisser crever sans soins des malades dans l'aude.... La justice Carcassonnaise alertée laisse faire..... LIRE :

Les Arènes de la Honte :

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Tous droits résérvés pour tous pays ou planètes, y compris celle des singes.


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